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Artiste : Claudia Zanaga
Albâtre
Pièce unique H40x26x28cm
Chefs d'entreprise, professions libérales
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Date de disponibilité:
| Oeuvre | Sculpture |
| Dimensions en cm (Hauteur/Largeur/Profondeur) | 40x26x28 |
| Technique | albâtre |
| Tirage | Oeuvre unique |
| Signature | Oeuvre signée par l'artiste |
| Certificat d'authenticité | Oeuvre vendue avec certificat d’authenticité |
| Disponibilité | Disponible en galerie |
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Avec Iperico, Claudia Zanaga signe une œuvre d'une rare intensité émotionnelle où la pureté de l’albâtre se met au service d’une réflexion profonde sur la résilience, la guérison et la force silencieuse du vivant. Cette sculpture contemporaine, à la fois délicate et puissante, s’inscrit dans une démarche artistique où la matière devient le langage privilégié des émotions humaines et des liens qui unissent l’homme à la nature.
Réalisée dans un albâtre lumineux, Iperico représente un visage aux yeux clos, plongé dans une forme de recueillement intérieur. La douceur des traits évoque la sérénité, mais cette apparente tranquillité est traversée par une blessure visible qui marque le visage. Loin d’être effacée ou dissimulée, cette cicatrice devient le cœur même de l’œuvre. Au-dessus de la tête s’élève une forme spiralée évoquant à la fois une fleur, un bourgeon et une énergie protectrice. Cette présence organique semble envelopper le visage et instaurer un dialogue intime entre le monde végétal et l’expérience humaine.
Le titre Iperico fait référence au millepertuis (Hypericum perforatum), plante médicinale connue depuis l’Antiquité pour ses propriétés réparatrices. Dans le texte accompagnant l’œuvre, Claudia Zanaga rappelle que cette plante recherche constamment la lumière et prospère là où d’autres espèces renoncent à pousser. Elle devient ainsi une métaphore de la résistance face à l’adversité et de la capacité à transformer les blessures en force intérieure.
À travers cette sculpture, Claudia Zanaga explore la manière dont les épreuves façonnent l’être sans le détruire. Le visage représenté ne traduit ni douleur ni souffrance ; il exprime au contraire une forme d’acceptation et de paix. La blessure n’est plus perçue comme une faiblesse mais comme le témoignage d’un chemin parcouru.
Cette approche donne à Iperico une portée universelle. Chacun peut reconnaître dans cette figure silencieuse une expérience personnelle de fragilité, de reconstruction ou de renaissance. La sculpture nous rappelle que les cicatrices ne sont pas seulement les traces du passé : elles peuvent devenir les signes visibles de notre capacité à continuer d’avancer.
Le texte explicatif souligne également que les feuilles du millepertuis sont percées de minuscules ouvertures laissant filtrer la lumière. Cette particularité botanique trouve un écho saisissant dans l’œuvre. La blessure sculptée dans le visage devient symboliquement cet espace par lequel la lumière peut pénétrer et transformer la matière.
Le choix de l’albâtre est particulièrement significatif. Cette pierre noble, appréciée depuis des siècles pour sa translucidité, possède la capacité unique de capter et de diffuser la lumière. Selon l’éclairage, Iperico semble s’illuminer de l’intérieur, révélant des nuances délicates et une profondeur presque spirituelle.
Claudia Zanaga exploite avec finesse cette qualité naturelle du matériau. La lumière ne se contente pas d’éclairer la sculpture : elle participe pleinement à sa signification. Elle devient l’incarnation même de l’espoir, de la guérison et de l’énergie vitale que symbolise le millepertuis.
L’œuvre invite ainsi le spectateur à ralentir son regard. Chaque variation lumineuse révèle un détail nouveau, une émotion différente, une interprétation renouvelée. Cette relation entre lumière et matière confère à la sculpture une présence vivante qui évolue constamment au fil du temps et des conditions d’exposition.
Comme dans une grande partie de son travail, Claudia Zanaga établit ici un dialogue subtil entre les formes naturelles et les émotions humaines. La spirale végétale qui surplombe le visage évoque le cycle de la croissance, de la transformation et du renouvellement. Elle agit comme une force protectrice, mais aussi comme le symbole d’une énergie qui continue de se déployer malgré les blessures.
Le texte de l’artiste rappelle que lorsqu’on froisse les fleurs du millepertuis, elles libèrent un liquide rouge utilisé depuis des siècles pour ses vertus thérapeutiques. Cette capacité à transformer une blessure en remède trouve dans Iperico une traduction sculpturale particulièrement émouvante. Ce qui est marqué devient précieux. Ce qui semble fragile révèle une puissance inattendue.
Par son esthétique épurée, sa maîtrise technique et la richesse de son symbolisme, Iperico s’impose comme une œuvre majeure dans la démarche artistique de Claudia Zanaga. La sculpture dépasse la simple représentation pour devenir une réflexion sur la condition humaine, sur notre rapport à la souffrance et sur notre faculté à trouver la lumière même dans les moments les plus sombres.
Avec Iperico, Claudia Zanaga offre une œuvre profondément poétique où la pierre devient mémoire, la cicatrice devient force et la lumière devient espérance. Une sculpture contemporaine d’une grande sensibilité qui célèbre la beauté de la résilience et la puissance discrète du vivant.